Dr Marie-Hélène Colson

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Mis à jour le 31 janvier 2016

Faire l’amour toujours, rêve ou réalité ?

On entend souvent dire que la sexualité s’arrête avec l’âge. Mais est-ce bien vrai ?

Les études épidémiologiques de ces dernières années ont bien démontré que l’amour et la sexualité restent des facteurs importants dans la vie des seniors, et jusqu’à un âge très avancé. De plus en plus nombreux (prés d’un tiers d’entre nous ont plus de 60 ans), nos papy et mamy- boomers ont encore à vivre prés du tiers de leur vie après leur retraite. Les divorces et les remises en couple ne sont pas rares après 70 ans et augmentent aujourd’hui régulièrement. Comment vivre cette nouvelle saison de sa vie ? Avec ou sans sexualité?

Nous savons aujourd’hui que le vieillissement, s’il peut modifier certains repères sexuels, n’empêche pas en lui-même une sexualité accomplie. Chez les hommes en bonne santé générale, l’érection reste possible jusqu’à la fin de la vie, et l’orgasme est toujours possible, même sans érection, même sans éjaculation. Chez les femmes en bonne santé, et même après la ménopause, la lubrification et l’orgasme ne posent pas problème si l’on prend le temps des caresses préliminaires et des jeux érotiques.

Dans les deux sexes, l’excitation peut s’avérer un peu plus longue à venir et à se maintenir et c’est pour cela qu’en règle générale la sexualité ne peut rester vivace que dans les couples habitués à une sexualité active, inventive et surtout partagée. Les caresses préliminaires, en particulier, prennent une place très importante dans la sexualité du sujet âgé, qui gagne en sensualité et en érotisme ce qu’elle peut éventuellement perdre en puissance physique ou en mobilité. Des caresses préliminaires viendront sans problème remédier à une érection devenue quelquefois plus longue à s’installer ou devenue instable. Elles remédieront aussi à un petit retard à la lubrification.

Les causes de l’arrêt de la sexualité avec l’âge sont principalement liées à l’absence de partenaire, et/ou de partenaire motivé (e) et stimulant (e), davantage qu’à l’âge en lui-même. Elles peuvent aussi être liées à un état de santé déficient, une dépression. Certaines interventions chirurgicales, quelques médicaments, les maladies chroniques peuvent parfois perturber la sexualité, quelquefois par une action directe sur l’érection ou la possibilité de pénétration, mais bien plus fréquemment par le biais de la douleur, de la fatigue chronique, de la perte d’espoir ou encore des fausses croyances. Mais rien ne vent jamais entraver la possibilité d’orgasme et de jouissance, ni au féminin, ni au masculin.

Refuser les idées reçues, faire confiance à la vie, à son couple, et continuer à faire l’amour, à en jouir et à en faire jouir, et jusqu’au bout de ses jours, est certainement le meilleur moyen de se sentir vivant éternellement.

La pilule au secours des nouvelles femmes ?

On entend beaucoup parler en ce moment du « viagra rose », sous entendu pour les femmes, comme s’il fallait toujours se référer aux hommes pour parler des femmes.

 La Flibansérine, enfin commercialisée dès à présent aux USA sous le nom d’Addyi n’a cependant, rien à voir avec le viagra. Il s’agit d’une molécule apparentée aux antidépresseurs de dernière génération, et pourtant sans vraie propriété antidépressive. Elle pourrait cependant, par son effet démontré sur certains neuromédiateurs cérébraux comme la sérotonine, permettre une facilitation du désir féminin.

 Il faut dire que plus d’un siècle après les premières luttes féministes, le monde a bien changé et la place des femmes dans la société s’est singulièrement modifiée. Elles sont enfin devenues des citoyennes à part entière, elles votent, conduisent des bus et des avions, font de la politique ou dirigent ouvertement des entreprises et ne rendent plus de comptes qu’à elles mêmes. A côté de ces rôles fraîchement investis, elles ne relâchent pas pour autant leur implication dans les domaines qui leur sont traditionnellement dévolus. Elles continuent à être des mamans, à porter et à mettre au monde leurs enfants, à s’occuper de la gestion domestique et des tâches ménagères, des devoirs des enfants et des factures à payer. A la fin de la journée, le cumul des rôles finit par fatiguer, et le désir sexuel n’est plus vraiment au rendez-vous.

 D’autant que la sexualité a évolué. Là où auparavant, il suffisait de se laisser faire, peut-être même, quelquefois, en pensant à autre chose, il est maintenant devenu indispensable pour les femmes d’être aussi actives que leur partenaire et d’avoir systématiquement un orgasme. La nouvelle féminité s’avère un peu lourde à porter et beaucoup peinent à afficher un désir sexuel triomphant politiquement correct dans leur couple. Les nouvelles femmes se découvrent libres et égales aux hommes, mais ... fatiguées.

L’industrie pharmaceutique se penche depuis maintenant une dizaine d’années sur ce problème récurrent du faible désir des femmes en couple : 1.250.000 occurrences sur Google, et des chiffres issus des études épidémiologiques récentes qui font peur : 43% des femmes en sont atteintes , et cela semble une source de détresse véritable pour une sur dix dans le monde.

 Plusieurs médicaments sont sur les rangs pour tenter d’y remédier. Certains comme la Flibansérine, ciblent les neurotransmetteurs cérébraux, d’autres ont une action hormonale (testostérone ou estrogènes), en applications locales ou par voie générale. D’autres encore utilisent les substances actives déjà connues dans les troubles masculins de l’érection (prostaglandines ou IPDE-5 comme le viagra). Toutes ces substances agissent en facilitant l’excitation, et ont une action concrète permettant de déclencher les premières étapes de la réponse sexuelle.

Malheureusement les femmes ne sont pas des hommes comme les autres, et là ou le viagra et des caresses appropriées suffisent bien souvent à permettre une relation sexuelle à la plupart des hommes en difficulté d’érection, aucun médicament ne permet encore à une femme d’avoir un rapport si elle est en colère contre son mari ou s’il ne la fait plus rêver. Le cortex préfrontal joue un rôle plus important dans le déclenchement de l’action sexuelle chez les femmes que chez les hommes, et leur comportement sexuel y est bien davantage sous la dépendance du contexte émotionnel et affectif que celui de l’excitation génitale, comme l’ont démontré de nombreux travaux, comme ceux de la néerlandaise E. Laan.

 Un produit comme la Flibanserine, sera certainement utile, en particulier chez les femmes de tous âges, fatiguées et stressées, qui ont du mal à retrouver une sexualité adéquate après une intervention chirurgicale, une grossesse, un burn-out ou une période de surmenage... . Mais la nouvelle pilule rose pourra t’elle remédier aux autres causes de non désir dans le couple, lorsque l’on n’y est plus heureuse, ou en conflit avec son partenaire, en cas de désamour ou de difficulté sexuelle masculine ?

C’est probablement pour cela que les traitements favorisant la sexualité féminine restent encore très diabolisées. Certains mouvements féministes américains, violemment opposés à ce qu’il est convenu d’appeler la « médicalisation de la sexualité féminine », font circuler sur le net une pétition pour interdire ou boycotter les médicaments de la sexualité féminine existant et à venir.

 La sexualité féminine a encore beaucoup de chemin pour pouvoir se vivre enfin loin des interdits, les anciens comme les nouveaux.


Amour et sexualité autour de la grossesse et de l’accouchement

Comme chacun sait, il est bien difficile de faire un bébé et de continuer à entretenir une sexualité épanouie. Tout commence avec la prise de décision d’avoir un enfant. Les relations sexuelles vont alors devenir plus fréquentes, plus ou moins programmées en vue de la conception, même dans les couples sans problème de fécondité, mais elles semblent bien s’accompagner d’une baisse de satisfaction conjugale et d’une augmentation des conflits dans le couple, comme cela a été confirmé par plusieurs études. Dès l’annonce de la conception, les choses s’apaisent, et l’entente dans le couple revient, mais commence alors une période où la sexualité va être mise à rude épreuve. Quasi inexistante les trois premiers mois, elle peut passer par un regain d’intérêt au deuxième trimestre de grossesse, mais cela est loin d’être partagé par toutes les femmes. Dommage, car nous savons aujourd’hui que la sexualité et l’orgasme s’accompagnent d’une sécrétion accrue d’endorphines et d’ocytocine, qui ne peuvent qu’être bénéfiques au bébé comme à ses deux parents. Les endorphines apaisent et détendent, l’ocytocine renforce le lien d’attachement entre les deux parents et avec l’enfant à naître.

            Après l’accouchement, la sexualité tarde souvent à retrouver sa place au sein du couple. La jeune femme doit faire avec un corps différent, modifié et qui tarde quelquefois à retrouver son poids idéal et la séduction qui s’y attache. Il peut arriver qu’un inconfort ou des douleurs persistent chez la jeune femme pendant encore quelques mois. Les jeunes parents ont tous deux beaucoup de mal à se positionner face à ce bébé tant attendu mais qui bouleverse leur vie pour le meilleur et pour le pire : fatigue, rythmes de vie différents, nouvelles contraintes, perturbations de l’engagement professionnel..., et cela pèse sur l’intimité à deux. Les femmes qui ont eu une épisiotomie tardent un peu plus que les autres à reprendre des relations sexuelles avec pénétration, mais une large étude australienne met bien en évidence que lorsque les difficultés perdurent après le sixième mois, le type d’accouchement ou la cicatrice d’épisiotomie ne peuvent plus en être tenus pour responsables. Une dépression ou des difficultés d’entente dans le couple sont alors au premier plan de l’absence de sexualité. Les difficultés sexuelles non réglées avant la grossesse peuvent aussi revenir en force et bloquer à nouveau la sexualité du couple.

            Le secret d’une sexualité conservée autour de la parentalité et de ses différentes étapes réside là encore dans le dialogue et la communication à deux. La grossesse est un moment unique de partage affectif et émotionnel à deux. Il est tout à fait possible de le prolonger en adaptant la sexualité à cette nouvelle étape : moins de pénétration, mais davantage de caresses externes et de jouissance partagée. Le duo mère enfant s’ouvre ainsi au triangle de la relation parentale partagée où chacun trouve sa place très tôt après la conception. La reprise des relations sexuelles après l’accouchement se fait dès que la maman s’y sent prête, et le plaisir et l’orgasme y jouent un rôle de premier plan, même si mais la pénétration n’est pas obligatoire au début.

            Notre société s’est totalement redessinée, avec un rôle plus important actuellement attribué à l’homme dans l’élevage du jeune enfant. Il est donc essentiel qu’il y trouve sa place, et c’est la maman qui lui donne accès à l’enfant, en lui permettant de se positionner dans cette toute nouvelle triangulation de leur vie de couple. Quoi de mieux qu’un plaisir toujours partagé pour y arriver ?


Mots tendres ou mots coquins, faut-il parler pendant l’amour ?

Les mots tendres sont très importants pendant l’amour. Ils rapprochent, apaisent et stimulent selon les moments, en permettant de moduler l’intensité sexuelle de certains moments. Ils marquent une pause câline, et l’accompagnent pour souffler un peu entre deux étreintes très physiques, ou lorsque l’on a envie de faire durer l’amour. Les femmes sont tout particulièrement stimulées par des mots tendrement murmurés au creux de l’oreille lorsque leur excitation vient à faiblir. Mots d’amour et mots tendres nous rappellent que la sexualité est aussi affectivité. Ils auront toujours du succès dans une relation sexuelle et sont à utiliser sans modération.

Les mots crus, voire cochons, sont réservés aux amants expérimentés. Ils ne sont pas stimulants pour tous et toutes et peuvent quelquefois avoir l’effet inverse, principalement quand les deux amants ne sont pas encore au même niveau d’excitation, ou de maturité sexuelle. A n’utiliser qu’à bon escient et seulement lorsque l’on est sûr que son partenaire les apprécie.

Les mots qui tuent , comme les mots « techniques » : « de quoi as-tu envie ? », « qu’est ce que tu veux que je te fasse ? », sont à éviter car ils coupent l’excitation de l’autre. Il vaut mieux se laisser guider par ses propres sensations tout en suivant les réactions de l’autre. La sexualité se nourrit d’érotisme c’est à dire de fluidité et d’échanges. Face à une caresse inappropriée, il est toujours possible de guider l’autre vers ce que l’on souhaite plutôt que de le couper avec des mots techniques, ou pire, dépréciateurs (« je t’ai déjà dit que je n’aimais pas cela », « tu ne sais pas me caresser »). Lorsque cela se produit, le mieux est de fermer la bouche de l’autre avec un baiser et de passer à autre chose.

Parmi les mots qui tuent l’amour, ceux qui n’ont rien à voir avec la relation sexuelle. Parler d’autre chose (« j’ai oublié d’acheter le pain ») est très déstabilisant pour son partenaire, mais doit bien être compris comme l’expression d’une défense (pas assez excité(e), mal à l’aise, peurs d’émotions trop fortes...).

Les mots des émotions sont très différents des mots techniques. Ils expriment un ressenti personnel, et accentuent la sensation d’intimité et de partage. Ils sont particulièrement recommandés pendant l’amour. Dire ce que l’on ressent est un excellent aphrodisiaque pour l’autre, un bon moyen de se dévoiler, de se sentir plus proches et plus intimes.

Doit-on parler de ses fantasmes ? Oui, car cela peut s’avérer très excitant, mais là encore seulement si c’est un jeu entre adultes avertis, et auquel chacun prend plaisir. Si l’on sent que l’autre y est prêt, on pourra par exemple s’amuser à commencer à raconter une histoire érotique, et laisser l’autre en prendre la suite. Les fantasmes sont là pour pimenter les choses et renouveler l’excitation, mais ils ne doivent pas envahir tout l’espace à deux. Etre coquin sera toujours apprécié et souvent partagés, être obsessionnel ou trop recentré sur une « technique » érotique ne le sera jamais.

Crier pendant l’amour peut être très agréable pour tous les deux. L’orgasme est favorisé par les contractions du diaphragme rythmées par le cri, surtout chez les femmes, et certaines n’arrivent à jouir qu’en criant. Malheureusement les contraintes de la vie sociale ne le permettent pas toujours.

Mots tendres, mots coquins, les mots de l’amour sont illimités . Ils modulent le rythme de la relation sexuelle afin de se retrouver tendrement, ou de manière plus coquine lorsque l’action sexuelle marque une pause. Ils circonscrivent un espace unique pour le couple, celui de l’intimité partagée et du bonheur d’être deux.


La taille du sexe masculin est-elle importante pour la sexualité ?

De la même manière que la taille des mains ou du nez, celle du pénis en érection varie beaucoup selon les individus, de 4 à 26 cm chez les occidentaux, avec une moyenne à 14 cm [1]. Alors que de nombreuses cultures, comme chez les grecs anciens, valorisent les plaisirs d’un pénis de petite taille, plus pratique à introduire dans des orifices de nature différente, l’occident privilégie aujourd’hui le fantasme d’un pénis de grande taille, à l’image de l’angoisse de performance de nombre d’hommes inquiets des exigences supposées des femmes modernes.

Disposer d’un pénis de métrage démesurément plus grand ou plus gros peut paraitre moins angoissant quand il s’agit de combler la distance apparemment infinie qui semble éloigner toujours plus les hommes du mystère féminin.

Du côté des femmes, il apparaît à l’usage que la taille du pénis ne semble pas jouer un rôle majeur dans le plaisir et l’orgasme. Pour les pionniers « historiques » de la sexologie, Masters et Johnson [2], seul un petit nombre de femmes dit attacher de l’importance à la taille du sexe masculin, ce qui est corroboré par une étude croate beaucoup plus récente, où 18% seulement des 556 femmes interrogées attachent de l’importance à la taille du sexe de leur partenaire [3]. En réalité, la paroi interne du vagin possède peu de récepteurs au toucher et à la pression, sauf au niveau du point G, zone située dans son tiers supéro-externe, assez près de l’ouverture du vagin. Il suffit donc idéalement de quelques centimètres de pénis seulement pour provoquer du plaisir chez la femme, et l’orgasme arrivera la plupart du temps par des mouvements de va et vient peu profonds. La cavité vaginale est d’autre part une cavité virtuelle, souple et distensible dont la taille varie en fonction de son remplissage. Elle s’ajuste toujours autour de son contenu, que ce soit celui du doigt, du pénis ou d’une tête d’enfant. Le rythme des mouvements de pénétration, leur durée, la qualité émotionnelle de la relation et l’intensité de l’abandon semblent plus à même de déclencher un orgasme féminin que la taille du pénis en elle-même. Il est aussi fort possible à une femme qui aime la pénétration de contracter ses muscles vaginaux, ou de prendre spontanément des positions qui vont accroitre son plaisir en fonction de la taille du sexe de son partenaire, ou lorsque, trop inondée de plaisir, elle ne ressent plus assez son pénis. Il arrive même fréquemment qu’un sexe masculin de trop grande taille devienne un écueil à une relation sexuelle aboutie et déclenche appréhension de la douleur et un réflexe de peur chez la femme. Un pénis trop grand peut gêner les jeux sexuels et être un obstacle au plaisir d’une pénétration anale ou d’une fellation, par exemple. La largeur du pénis, ou sa rigidité, semblent s’avérer plus intéressantes que sa longueur, probablement car plus à même de jouer un rôle dans la distension du vagin lors des mouvements de va et vient.

En fait, il semble bien que les femmes soient nettement moins intéressées par la taille du pénis que leurs partenaires masculins. Ce qui retient leur attention chez un homme est plus souvent la taille, la carrure, les épaules, les fesses, le visage, … qu’elles ont généralement spontanément beaucoup de plaisir à caresser comme l’indique une étude récente [4]. Le plaisir des femmes repose davantage sur des repères émotionnels, comme le plaisir que l’on partage, bien davantage qu’à des repères plus « métriques », et c’est avec un homme tout entier qu’elles font l’amour, et non pas uniquement avec le sexe qui le prolonge.
Ce n’est que dans certaines périodes de leur vie où elles souhaitent ne pas s’attacher, ne pas s’abandonner, voire prendre une revanche sur la vie ou sur les hommes, qu’elles peuvent se jeter dans un besoin de consommation sexuelle, et souhaiter privilégier le côté sportif de la relation sexuelle, en se centrant sur ses détails pour mieux éviter un contact émotionnel ou affectif. Mais aucun pénis de grande taille ne viendra jamais donner du sens à une sexualité qui se veut dégagée de tout sentiment amoureux, de tout côté trop émotionnel ou trop impliquant

Il existe aussi, chez certaines femmes stressées et qui ont du mal à « lâcher » leur corps, et à l’abandonner dans la relation sexuelle, une tendance à « instrumentaliser » le sexe de leur partenaire à la recherche d’un plaisir qui semble les fuir indéfiniment. Leur besoin de sensations toujours plus fortes, va se manifester par des reproches dès que leur partenaire s’arrête pour changer de position, ou concernant la taille de sa verge qui ne leur semble jamais vraiment satisfaisante. Mais ce n’est pas en faisant toujours plus de « remplissage », ou en attendant de manière anxieuse que le partenaire donne toujours plus, qu’elles aboutiront à l’orgasme tant désiré. Aucune pénétration interminable ni aucun pénis démesuré ne pourra compenser le vide qui est en elles et qui marque leur impatience, leur manque de réceptivité ou leur peur de l’abandon.
Et si certaines femmes peuvent être fascinées par des fantasmes de gros pénis, il n’en existe pas qui ait envie de choisir son mari ou le père de ses enfant sur la taille de son sexe, de la même manière qu’il est bien rare qu’un homme choisisse la femme de sa vie sur la taille de ses bonnets de soutien-gorge ou celle de son clitoris.

Références

  1. 1. Herbenick D, Reece M, Schick V, Sanders SA. Erect penile length and circumference dimensions of 1,661 sexually active men in the United States. J Sex Med. 2014 Jan;11(1):93-101.
  2. 2. Masters WH, Johnson VE, Kolodny R: Heterosexuality. New York, Harper Collins 1994
  3. 3. Stulhofer A. How (un)important is penis size for women with heterosexual experience? Arch Sex Behav. 2006 Feb;35(1):5-6.
  4. 4. .Currie TE, Little AC (2009) The relative importance of the face and body in judgments of human physical attractiveness. Evol Hum Behav 30(6):409–416.

"Comment faire quand on n'a pas forcément envie de faire l'amour au même moment ?"

Les femmes ne sont pas des hommes comme les autres, c’est bien connu. Dans une étude déjà ancienne, l’épidémiologiste américain EO. Laumann révélait en 1994 que les hommes pensaient à la sexualité 284% de fois plus souvent que les femmes, et qu’ils étaient dans 200% de cas plus souvent à l’origine d’une relation sexuelle que leurs partenaires. La sexualité est ce qui nous réunit et nous permet de communiquer charnellement, elle peut aussi devenir ce qui nous sépare le plus sûrement. Les différences hommes femmes sont très fréquentes au niveau des attentes ou des besoins sexuels. Comment faire pour éviter ce s’éloigner l’un de l’autre face à nos différences ?

Dans la vie d’un couple, les occasions ne manquent pas, principalement pour une femme, de ne pas avoir envie. Fatigue du travail, des enfants à élever, de la maison à tenir, maladie, douleur d’un deuil ou d’un choc affectif, prise de poids ou mauvaise image de soi, mésentente provisoire, perte professionnelle… la liste est longue des mille et une raisons qui vont faire se replier sur soi-même, perdre le goût de la relation à l’autre et de la communication charnelle.

En attendant que cette mauvaise période se passe, attention aux attitudes négatives d’un côté comme de l’autre, qui risquent d’aggraver la situation. Il vaut mieux par exemple éviter reproches, bouderies ou colères qui vont renforcer le manque de désir de son partenaire. Ce n’est pas parce que l’on se sent en colère ou frustré que l’on doit réagir avec colère ou frustration. Cela ne rend pas du tout séduisant et ne va pas contribuer à remotiver à l’autre. Du côté de celui ou de celle qui est en panne de désir, le refus ne doit pas s’accompagner du rejet de l’autre. Il est possible de dire non au moment sexuel en proposant de le remplacer par un moment de rapprochement tendre et câlin, voire d’en parler en exprimant ce que l’on ressent. Cela évite à l’autre de se sentir rejeté et abandonné. Cela évite aussi de se sentir coupable de son refus.

Pour tous les deux, il est toujours possible de continuer à partager du plaisir autrement. Si l’on n’en a pas envie, rien n’empêche de donner quand même du plaisir à son (sa) partenaire, sans chercher un rapport classique avec pénétration. Toutes les variantes peuvent s’imaginer et permettent souvent de passer ce mauvais cap. Dans tous les cas, le couple aura intérêt à se recentrer sur des valeurs affectives et de séduction (sensualité, petits repas en amoureux, sorties à deux…) qui la plupart du temps permettent de se retrouver et de recommencer à avoir envie de relations sensuelles et câlines puis sexuelles.

Lorsque rien n’y fait, que la différence de rythme sexuel s’instaure de manière prolongée ou devient un problème engageant le devenir du couple, il ne faut pas hésiter à faire le point et à comprendre ce qui est en train de se jouer. Un refus persistant et prolongé peut être révélateur d’une mésentente en profondeur dans le couple. Ne pas avoir envie de faire l’amour devient alors l’expression du désintérêt, de la colère ou de la frustration que l’on éprouve pour l’autre. Lorsque le manque d’intérêt sexuel est ancien et a toujours plus ou moins existé, il peut être dû à une difficulté personnelle affective indépendante de la relation de couple (problèmes d’attachement, immaturité affective, mauvaise image de soi, manque de confiance en soi…). Du côté masculin, un manque de désir récurrent peut être lié aux mêmes causes, mais il faudra aussi penser au déficit hormonal, devenu aujourd’hui fréquent, surtout si le manque de désir s’accompagne de fatigue et d’un état dépressif.

Dans tous les cas, lorsque les choses traînent et ne se résolvent pas facilement, un conseil auprès d’un sexologue pourra faire la différence et éviter une rupture.


Égoïstes en amour, les hommes ?

Et autres idées reçues sur la sexualité masculine

En matière de sexualité, les idées reçues ont la vie dure. Elles naissent de rumeurs, s’amplifient, se déforment peu à peu pour s’ancrer dans notre imaginaire collectif et devenir des vérités admises par tous sans qu’aucun fondement scientifique ou concret ne puisse jamais les objectiver. La sexualité est un domaine où l’information et la parole ne s’avèrent jamais facile, même aujourd’hui. De nouveaux interdits ont remplacé les vieux tabous traditionnels, et tous s’expriment sous forme de fausses croyances, limitant sérieusement l’accès à une sexualité épanouie et satisfaisante, chez les hommes comme chez les femmes.

Une idée reçue trop fréquente

Plus personne aujourd’hui n’imagine que la masturbation rend sourd, comme on le pensait très sérieusement il y a encore quelques années. Mais combien d’entre nous pensent par exemple que les opérations de la prostate rendent impuissant ? Il s’agit là d’une idée reçue, démentie par les faits, mais qui perturbe la sexualité de nombreux hommes. En pratique les interventions bégnines n’ont aucun effet sur l’érection, même si elles peuvent modifier l’éjaculation, mais sans jamais empêcher l’orgasme et le plaisir. Les interventions plus radicales justifiées par un cancer de prostate perturbent la sexualité pendant le temps de la récupération neuro-vasculaire, mais dans la plupart des cas, l’érection est retrouvée dans l’année qui suit l’intervention, lorsqu’une rééducation sexologique appropriée a été mise en place et que les voies de conduction neurologique n’ont pas été interrompues, c’est-à-dire dans le plus grand nombre de cas.

Un peu d’histoire ancienne

Il existe une autre idée reçue, toujours très présente, celle que les hommes sont égoïstes en amour. Il est vrai que la sexualité en Occident a été longtemps centrée sur la reproduction. En pénétrant le ventre de la femme, l’homme marque son territoire et s’inscrit dans sa chair. Il la fait sienne, et se l’approprie pour y faire naître sa descendance, transmettre ses biens et son nom à l’enfant qui naitra. Conséquence obligée, la sexualité reproductive est brève et rudimentaire, peu dédiée au plaisir. Un médecin de Louis XIV, Vincent Tagereau, résume parfaitement la situation en 1611, dans son « Discours sur l’impuissance de l’homme et de la femme », il établit, par une formule devenue célèbre, et tout autant empruntée à la cuisine qu’à une sexualité simplifiée, les trois conditions de la puissance virile indispensables à une sexualité accomplie : « Dresser, Entrer, Mouiller ».

Avec la fin du XX° siècle, puis au suivant, la sexualité change d’objet. Même si elle reste quelquefois reproductive, elle devient principalement recherche de plaisir, désir de fusion et de partage avec l’autre. Elle devient alors plus complexe et plus élaborée. Le plaisir de la femme est difficile à atteindre, et l’homme doit apprendre l’art de l’accompagner sur ce chemin.

Est-il bien raisonnable de penser que les hommes sont hostiles au plaisir des femmes ? En réalité les choses sont loin d’être aussi caricaturales, et si la religion chrétienne des origines met en garde contre le plaisir et diabolise celui de la femme, d’autres religions, plus permissives à ce sujet, sont loin d’en faire autant. Le plaisir était loin d’être inconnu de nos ancêtres, ainsi que les règles qui prévalent à celui des femmes. Il existe de très beaux et très anciens textes talmudiques recommandant à l’homme d’éviter toute précipitation dans la concrétisation du rapport sexuel, pour mieux assurer la « joie » de la femme, autrement dit de son orgasme. La Niddah par exemple, rappelle que l’excitation est plus longue à s’éveiller chez la femme et que l’homme ne doit pas être égoïste, mais que son rôle est de faire en sorte que sa femme arrive à un épanouissement physique. La Torah insiste sur la nécessité de la jouissance commune, qui au-delà de la satisfaction bestiale permet au couple de ne faire qu’un. Et le Zohar va plus loin en plaçant la relation entre l’homme et la femme à un niveau de communication et d’union suprême, « car les âmes communiquent » pendant le rapport sexuel, quand le plaisir est partagé. Les poètes persans et arabes ne sont pas en reste. Abou Hamed El Ghazali, rappelle en 1111 dans son "Min Ihya’ ulum addin", les règles d’une sexualité qui permet à la femme d’avoir du plaisir. Du temps de Charlemagne, alors qu’il n’existe guère que le lit conjugal du seigneur et que tous les autres, enfants, domestiques, gardes, dorment où ils peuvent, les Abassides développent à Bagdad toute une culture du lit et de l’érotisme qui va avec. Dès le IV° siècle en Inde, les Règles de l'amour de Vatsyayana, mieux connues sous le nom de Kama Sutra conseillent hommes et femmes sur le chemin du plaisir à prendre et à partager.

Égoïstes les hommes ?

Les hommes n’ont jamais été hostiles au plaisir des femmes, même s’ils ont, bien malgré eux, quelquefois un peu de mal à maintenir leur érection ou à retarder leur éjaculation. Une récente enquête d’IPSOS santé[1] nous montre qu’à la question posée « citez ce qui est le plus important pour vous dans la relation sexuelle ? », 99% des hommes français classent en première réponse « donner le plus de plaisir possible à la partenaire » contre 91% des femmes. Dans la même enquête, 92% des hommes disent attacher de l’importance aux préliminaires contre 87% des femmes. Et à la question « qu’est-ce qui vous donne le plus envie de faire l’amour ? », 77% des hommes et 73% des femmes répondent « un moment privilégié à deux ».

Plus largement, en 1989, Markus et Oyserman[2] avaient prouvé que les hommes cultiveraient des manières d’être instrumentales, individualistes, et égocentriques, alors que les femmes privilégieraient davantage des manières d’être expressives, et collectivistes. Reprenant cette enquête, Fabio Lorenzi-Cioldi s’interroge en 1995[3] sur les tendances égoïstes des motivations d’une large série d’hommes et de femmes et démontre que les femmes interrogées dans son étude sont un tiers de fois plus égoïstes y compris dans le domaine sexuel que les hommes de la même série.

Ou trop grande passivité féminine ?

Peut-être est-il temps d’en finir enfin avec l’idée reçue que les hommes sont égoïstes en amour. Ils ont certainement été nombreux à méconnaître, dans une société peu permissive et surtout axée sur la reproduction, les attentes et les désirs de femmes elles-mêmes assez peu éclairées sur le fonctionnement de leur corps. Mais il y a certainement toujours eu aussi des hommes souhaitant partager du plaisir avec leur amante ou leur femme, au mépris des règles sociales en usage dans certains milieux bien-pensants. En règle générale, les hommes d’aujourd’hui sont en très grande majorité attentifs, voire même préoccupés du plaisir de leur partenaire. Un grand nombre de difficultés sexuelles masculines sont dues à cette trop grande préoccupation génératrice d’anxiété.

Les femmes qui ont du mal à obtenir une jouissance sont bien souvent soit trop passives, soit trop tendues ou impatientes, ou bien encore découragées. Contrairement à une idée commune fort répandue, ce ne sont pas les hommes qui donnent du plaisir à leurs femmes, mais ce sont elles le prennent. Nos rythmes physiologiques diffèrent, et le seul moyen de partager du plaisir est d’apprendre cette différence sans chercher à la combattre. Lorsqu’une femme a du mal à trouver le chemin de son plaisir, elle peut inciter son partenaire à aller moins vite, en proposant d’alterner les temps de pénétration avec des temps de caresses externes et de sensualité, afin d’aller à son rythme vers son plaisir. Si les femmes prennent une part plus active dans l’obtention de leur plaisir, elles permettront aux hommes de se sentir moins angoissés à l’idée de ne pas les satisfaire, et de devenir ainsi plus performants.

[1] Colson MH, Lemaire A, Pinton Ph., Hamidi K, Klein P. « Sexual behaviors and mental perception, satisfaction and expectations of sex life of French people" , 2006, J of Sex Med, 3:121-131

[2] Oyserman, D., & Markus, H. R. (1993). The sociocultural self. In J. Suls (Ed.), Psychological perspectives on the self (Vol. 4, pp. 187-220).

[3] F. Lorenzi-Cioldi. (1995). Cognitions individuelles, culturelles, et sexuelles. Psychologie Française, 40, 331-337.


Une rentrée en séduction

22 mars 2015

Les vacances se terminent, et avec elles, quelquefois aussi, la détente et les bons moments à deux. L’été est une période de grâce pour les couples. Même pour ceux qui ne partent pas en vacances, c’est l’occasion de se retrouver autrement, loin des contraintes quotidiennes et des soucis. Longues soirées et clair de lune, grasses matinées ou siestes à deux, les occasions ne manquent pas de se rapprocher. Les vêtements sont plus légers, les idées aussi, et le reste vient facilement, naturellement.

La plupart des couples ont davantage de relations sexuelles l’été et pendant les vacances qu’en hiver. On attribue ce fait, bien connu, au soleil et à la chaleur qui aurait un effet de renforcement du système immunitaire et hormonal. Mais peut-être aussi est ce tout simplement une période où chacun cherche à oublier les soucis de la vie quotidienne et profiter de son temps libre.

Avec la rentrée, les soucis sont de retour, quelquefois en force, travail, enfants, finances, gestion quotidienne des tâches de la maison… les occasions ne manquent pas d’exprimer ses différences d’envies, d’attentes, et peut être aussi de s’affronter. Le désir, principalement celui des femmes, a tendance à se conjuguer à la baisse dans les périodes de surmenage ou de soucis, et il est bien difficile de retrouver l’harmonie sexuelle des vacances avec la rentrée.

10 conseils pour une rentrée en séduction

Refuser la routine, conserver l’esprit des vacances, c’est possible. Quelques conseils pour y arriver.

  1. Régler les problèmes pour éviter de régler des comptes

    Face aux difficultés de la vie de tous les jours et aux prises de décision, il est normal de ne pas toujours être d’accord. La négociation est la base de la vie du couple. Entendre et se faire entendre, accepter des compromis, sont les meilleurs moyens de régler rapidement les mille et un problèmes quotidiens. Le couple n’est pas un lieu de règlement de compte mais un espace de résolution des problèmes pratiques de la vie familiale. Plus vite les problèmes matériels seront réglés, plus il sera possible de se retrouver autrement, émotionnellement, amoureusement, sexuellement.

  2. Week-ends à deux

    Dès la rentrée, prévoir quelque week-end en amoureux à planifier pour l’année qui reprend. Ces dates retenues à l’avance seront autant de points lumineux éclairant la grisaille du retour du quotidien.

  3. Planifier des sorties

    pour les dates clé de l’année. Saint Valentin, anniversaires de chacun et des grandes dates du couple…, les occasions sont nombreuses pour une petite échappée belle à deux. Inutile de prévoir loin ou cher, il suffit d’avoir anticipé et préservé un moment privilégié pour le couple.

  4. Se donner rendez-vous

    Couper la journée de travail avec une salade partagée de manière impromptue, ou un café pendant une pause, c’est une surprise à se faire qui ravira l’autre. Se donner des rendez-vous amoureux est une manière simple de montrer que l’on pense à l’autre et d’entretenir la complicité et l’intimité du couple.

  5. Des clins d’œil pour égayer la journée

    SMS coquins, mails amoureux, tout est bon pour maintenir l’intérêt de l’autre. Quelques minutes dans sa journée suffisent pour faire régner dans le couple un climat tendre qui permettra le soir de se retrouver avec bonheur sur l’oreiller.

  6. Prendre un apéritif ensemble le soir

    Mettre en place un rituel de retrouvailles pour le couple le soir. Après la journée de travail, après avoir couché les enfants, un jus de fruits, un apéritif ou une tisane selon l’heure, permettront à chacun à la fois de se retrouver, mais aussi de partager dans la bonne humeur. Les confidences suivront, le reste aussi plus sûrement.

  7. Se faire un repas en amoureux à la maison.

    Inutile de sortir quand on peut se faire un repas en amoureux à la maison. Bougies, bonne bouteille, repas soigné… et l’on retrouve un instant l’esprit des vacances et l’intimité à deux, loin des contraintes et de la grisaille de l’hiver. A l’occasion, et en cas de grosse fatigue, on remplacera avec bonheur le repas soigné par un plateau à prendre sur le canapé, l’un contre l’autre et devant un film choisi ensemble.

  8. Retrouver des soirées d’antan

    Si l’on éteint la télé, l’après repas peut devenir un espace de jeu et de communication tendre, devant un monopoly, un jeu d’échecs, de scrable ou de dames. Il sera plus facile d’échanger des câlins une fois dans le lit, et de passer à d’autres jeux, tout en poursuivant un tout autre dialogue. Impossible si avant de se mettre au lit chacun a vaqué de son côté à ses occupations. Pour les soirées « hot », il existe des jeux coquins à deux qui peuvent pimenter les tristes soirées d’hiver.

  9. Au féminin comme au masculin

    Penser à renouveler de temps en temps ses tenues de maison. Rien de pire que de voir son chéri ou sa chérie dans ce vieux jogging distendu ou le peignoir élimé qu’il ou elle affectionne. Pour les hommes, penser à se raser y compris le dimanche. Pour les femmes, les jolis dessous et les nuisettes sont souvent un bon moyen de se sentir séduisantes et donc d’avoir envie de séduire.

Vous l’avez bien compris, si le couple est une construction, un édifice qui nécessite une volonté commune, la séduction, elle, est une émotion. Aucune recette ne fonctionne vraiment, juste une volonté, celle de garder intact le potentiel amoureux du couple. Continuer à partager des émotions, de l’intimité, une dimension charnelle amoureuse, est indispensable pour s’aimer toujours. Les habitudes ne font pas la routine. Il est toujours possible, malgré les contraintes de toute sorte, de préserver son potentiel intime et amoureux, si l’on reste chacun attentif l’un à l’autre et à ne pas gaspiller le potentiel de séduction du couple.

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