Faire l'amour toujours

Vieillissons-nous vraiment, sexuellement ?

Il est courant de penser qu’avec le temps, la sexualité doit forcément être moins présente dans la vie, de moins bonne qualité, voire même s’arrêter. Ceci n’est pas une réalité pour la plupart des personnes qui vieillissent en bonne santé.
Bien entendu, avec l’âge, l’état général, les maladies associées, les difficultés conjugales éventuelles, la plupart des troubles sexuels sont plus fréquents, mais ce n’est pas uniquement le vieillissement qui est en cause car il n’est responsable que de très peu de modifications physiologiques de la fonction sexuelle.

Le désir sexuel est très peu modifié par le temps, même à un âge avancé. C’est une constante, tout comme l’appétit pour un bon repas. Il dépend de l’état de santé, des facteurs hormonaux (ménopause chez la femme, déficit androgénique de l’homme, maladies endocriniennes) et de l’état psychique. Il est fonction également de la relation de couple, de ce qu’était la sexualité antérieure et de la capacité du couple à se réinventer. Parfois le désir peut même augmenter avec l’âge, la retraite permettant plus de disponibilité.

Chez l’homme, l’érection est plus lente à se mettre en place et un peu moins rigide, ceci d’autant plus que la testostérone est basse ou qu’il y a des troubles du sommeil associé.
La sensibilité génitale diminue aussi, contribuant à une moindre excitation. Mais une érection de suffisamment bonne qualité pour permettre une pénétration est toujours possible.
Chez la femme le déficit en estrogènes de la ménopause conduit à un défaut de lubrification vaginale qui met plus de temps à se mettre en place. Il y a également une perte d’élasticité de la paroi vaginale et une diminution de la réactivité des corps érectiles.
L’adaptation à ces changements nécessite plus de stimulation tant sur le plan physique que sur le plan psychique, le couple devant s’adapter à cette situation. Hommes et femmes ne sont pas sur un pied d’égalité, les premiers pouvant aujourd’hui être aidés grâce aux nombreux traitements disponibles pour améliorer l’érection.

Enfin, en ce qui concerne le plaisir : Chez l’homme, l’éjaculation est moins volumineuse et moins puissante, elle est suivie d’un temps de récupération plus long avant qu’une nouvelle érection ne soit possible. Chez la femme la phase orgasmique est plus courte mais la femme conserve la possibilité d’avoir plusieurs orgasmes. Dans les deux sexes, le ressenti émotionnel est souvent conservé et parfois même les rapports sexuels sont vécus plus intensément.

Au total :
On peut dire qu’aucune modification physiologique liée à l’âge n’est incompatible avec la poursuite d’une vie sexuelle épanouie malgré une adaptation nécessaire à quelques changements. Le mauvais vieillissement sexuel est sans doute bien plus lié à des facteurs psychologiques et des idées reçues.

 

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