Santé Sexuelle au Féminin

Je ne ressens rien, suis-je frigide ?

Martine Bétou-Bascoulès

La frigidité, c’est quoi ?

La frigidité désigne chez la femme l’incapacité à ressentir de l’excitation, des émotions et du plaisir dans les relations sexuelles.

C’est une sorte d’indifférence, de froideur vis-à-vis de toute stimulation sexuelle que la femme traduit parfois de façon abrupte : « Je ne sens rien ! ».

Ce terme de frigidité, uniquement utilisé pour la femme, est un peu démodé en raison de son caractère radical et trop général, comme le terme d’impuissance peut l’être pour l’homme.

Aujourd’hui, on parle plutôt de troubles du plaisir sexuel féminin et on en parle au pluriel. En effet, il existe dans ce domaine de nombreuses nuances.

Schématiquement on peut identifier deux situations :

  1. a 1 / une femme en recherche de plaisir, qui s’investit dans l’expérience et dont la déception de ne pas ressentir de plaisir est une réelle souffrance.
  2.  2 / une femme que la sexualité n’intéresse pas du tout, celle qui n’a ni besoin ni envie et qui éprouverait plutôt un certain dégoût voire une aversion pour le génital.

La question du plaisir est subjective et personnelle. C’est un élément très important pour établir sa confiance et son estime de soi, et entretenir son sentiment d’exister.

Comment atteindre ce plaisir ?

Les premières expériences, découvertes et apprentissages.

Au commencement, la jeune femme attend souvent de son premier rapport sexuel la révélation de sa féminité.

Même quand ce premier rapport sexuel est vécu surtout pour faire plaisir à l’autre, la femme cherche à se prouver quelque chose.

Elle imagine que faire l’amour va lui ouvrir une nouvelle perspective d’elle-même, être intense et bouleversant et, même si parfois elle a très peur d’avoir mal, elle s’attend malgré tout à jouir de la pénétration.

Il n’est pas rare que la femme soit surprise s’il ne se passe rien de tout ça. Tout ce bruit pour rien, ou presque, quelle déception !

Et puis le doute s’installe.

Elle pense que quelque chose ne va pas chez elle, qu’elle n’est pas normale. Confrontée à son envie de réussir, la jeune femme au fil du temps durcit son attente, s’observe, renouvelle ses tentatives, se concentre, se crispe et finalement s’épuise, déçue, vexée, persuadée de ne pas être une vraie femme, une partenaire acceptable tant qu’elle ne fonctionne pas normalement.

Avec le temps, cette femme qui doute d’elle et craint d’être jugée, aborde les relations sexuelles avec de plus en plus d’appréhension. Résignée à ne jamais ressentir de plaisir quand elle fait l’amour elle se forge, avec beaucoup d’amertume, le sentiment que la sexualité n’est pas pour elle.

Si on le lui fait remarquer, elle reconnaît qu’elle ressent bien quelque chose, au moins des sensations, et même des sensations agréables.

Elle n’est donc pas totalement insensible !

Non, mais…

Elle n’a pas autant de sensations qu’elle le souhaiterait. Elle pense qu’elle n’a pas vraiment de plaisir. En tout cas, elle n’atteint jamais l’orgasme, elle ne sait même pas ce que c’est. Ou bien elle l’atteint quand elle est seule mais pas avec son partenaire, ou alors elle l’atteint avec son partenaire mais pas comme il faudrait. Cette femme se désole de ne pas ressentir autant d’excitation que son partenaire pendant la pénétration et elle veut absolument jouir de la pénétration parce qu’elle est convaincue que c’est la seule façon acceptable et authentique de jouir pour une femme adulte, épanouie et libérée.

Prendre du plaisir, érotiser la rencontre, la relation sexuelle, trouver plaisants et excitants le contact génital, la pénétration, la nudité, l’intimité, la sexualité dans son ensemble ne va pas de soi.

En fait, comme tout dans la vie, la sexualité se découvre progressivement et elle s’apprend.

Et aussi, elle s’enseigne : au travers de modèles, ceux de notre enfance et ceux qui nous entourent, les discours entendus, nos expérience et l’éducation que nous avons reçue. Notre éducation sexuelle, quand elle se résume à un silence gêné alternant avec un discours essentiellement fait d’avertissements obscurs et moralisateurs, entretient l’ignorance, sème le doute et les appréhensions.

Quelque chose qu’on ne transmet pas n’en vaut probablement pas la peine. Quelque chose dont on ne parle pas est sûrement bien peu reluisant. S’y intéresser devient suspect, l’apprécier relève du tour de force ou de la provocation ! La culpabilité n’est pas loin.

Avec une représentation négative de la sexualité, dégradante et méprisable, si on trouve le sexe, son « propre » sexe, sale et dégoûtant ou la sexualité risquée, il est évidemment bien difficile de s’accorder du plaisir sexuel et d’apprécier la sexualité même avec un partenaire choisi, attentionné et affectueux.

Face à l’inconnu et au danger, il est normal d’éprouver des angoisses et des doutes !

Un cas particulier d’apprentissage est à signaler ici.

En cas de violences subies, quand l’expérience vécue n’est pas choisie et qu’elle ne correspond pas au besoin de la personne agressée sans qu’il soit tenu compte de son avis, son vécu s’imprime dans sa mémoire, surtout sa mémoire corporelle, avec des émotions contradictoires.

La découverte de la sexualité, surtout pour les expériences sexuelles imposées à un enfant, n’a pas de sens acceptable dans ce contexte angoissant, parfois terrorisant, le contenu reste longtemps ininterprétable, inutilisable et encombrant. Le souvenir de ces expériences peut rester enfoui, temporairement oublié, avant de ressurgir à l’occasion d’un événement, d’une émotion ou d’une sensation qui rappelle l’expérience initiale. Ce souvenir va perturber les émotions et le comportement, particulièrement dans le domaine de la sexualité et de l’intime, dans tout ce qui touche au corps.

Nous y reviendront plus loin, en parlant du « lâcher prise ».

On ne change pas le passé. Il faudra s’organiser avec cette vie-là et cette réalité, apprendre à se construire avec, aussi bien que possible.

Si le passé est le passé, immuable, on peut malgré tout modifier sa façon de le regarder et la place qu’on souhaite lui donner dans sa vie.

Particulièrement dans ces situations il est crucial de ne pas rester muré dans sa souffrance et de demander l’aide d’un professionnel, de son médecin ou de son gynécologue, éventuellement pour être orientée vers un sexologue ou un psychologue.

Ce chapitre concerne les femmes mais elles n’ont pas l’exclusivité des violences sexuelles. Les hommes aussi, les petits garçons et les adultes, sont aussi victimes de violences, sexuelles ou pas, et même s’ils sont moins nombreux, il convient de ne pas hâtivement oublier que c’est possible.

Quand l’orgasme reste hors de portée :

Il peut aussi arriver, après une période de sexualité harmonieuse, en tout cas satisfaisante, pendant laquelle la femme ne se posait même pas la question, que plus ou moins progressivement, la baisse ou la perte du plaisir sexuel se déclare et s’installe.

Quelque chose est venu qui a fait « dérailler » le train (ou le « train-train » quelque fois !) et la sexualité interpelle.

Nous verrons que ce sont des facteurs personnels mais aussi relationnels et même des facteurs environnementaux, parfois intriqués, qui peuvent influencer notre sexualité et être à l’origine de cette modification.

Mais, même si on a la chance d’être en bonne santé et en forme, de ne pas avoir connu de mésaventure ni de violence et si par bonheur notre éducation a respecté notre curiosité et notre capacité d’ouverture, il peut arriver que l’orgasme ne soit pas au rendez-vous.

Ne pas jouir de la pénétration vaginale au début de sa vie sexuelle est courant, tellement fréquent que c’est la norme, on dit que c’est physiologique.

Cependant, même avec davantage d’expérience, de nombreuses femmes n’ont pas d’orgasme vaginal.

Quand l’orgasme reste hors de portée c’est peut être parce que les stimulations qu’elle reçoit sont trop différentes de celles attendues par la femme. Elle s’attend à de grandes sensations pendant la pénétration, de quoi vibrer de tout son corps sous l’intensité de ce qu’elle imagine comme le sommet des stimulations.

Le vagin n’est pas aussi sensible que ça au frottement, et c’est une bonne chose. Imaginez ce que serait l’accouchement si l’orifice et les parois du vagin étaient aussi sensibles que le clitoris ou le gland du pénis !

Si la femme ne jouit pas, c’est que les stimulations qu’elle reçoit sont peut-être très différentes de celles dont elle a l’habitude. Les habitudes sont nos rituels dans lesquels on se reconnaît. Il est difficile d’en changer. Etre bon public, accepter de découvrir des cuisines exotiques et de voyager à l’étranger et s’y sentir comme chez soi, ce n’est pas évident !

Dans la rencontre érotique, il faut accueillir d’autres rythmes, d’autres subtilités dans les caresses pour s’offrir le plaisir de la surprise et de la nouveauté, dans la spontanéité et le partage.

Enfin, peut-être que les stimulations sexuelles reçues ne sont tout simplement pas celles dont la femme aurait besoin pour jouir.

Des stimulations du clitoris sont le plus souvent impliquées dans les orgasmes féminins. C’est ainsi le plus souvent que les femmes se masturbent. Cependant, certaines femmes sont convaincues que leur plaisir sexuel viendra de leur partenaire et de la pénétration et attendent qu’il leur offre d’en faire l’expérience.

Certaines jouissent de la proximité relationnelle, d’autres de caresses sur les seins, certaines encore dans la position supérieure…

En fait, il y a manifestement plusieurs façons de jouir, plusieurs sortes d’orgasmes peut-être.

Mais le plaisir sexuel ne se résume pas à l’orgasme qui est certes « la cerise sur le gâteau », mais il serait dommage d’oublier le « gâteau sous la cerise » !

D’où vient l’excitation sexuelle ?

Certains éludent la question en disant que c’est dans la tête !

Mais le corps est bien présent, et dans « présent » il y a « cadeau » !

La nature, avec notre corps, nous a donné des outils vivants.

La sensualité, la perception grâce à nos cinq sens (la vue, l’ouïe, le goût, l’odorat et le toucher), se découvre progressivement, elle se développe grâce à l’expérimentation de nouvelles situations, de nouveaux comportements. D’abord pour soi.

Le toucher superficiel permet de repérer les contacts mais il existe aussi une sensibilité profonde, qui permet de ressentir la pression, de repérer la posture du corps, d’éprouver les étreintes et parfois aussi de percevoir le fonctionnement de nos organes, notre cœur par exemple quand il bat plus fort dans notre poitrine. Cette sensibilité profonde est très impliquée dans l’excitation sexuelle, elle lui donne son intensité et sa force. Elle intéresse l’ensemble de la musculature et du squelette et donne à l’excitation sa particularité caractéristique de diffuser dans le corps tout entier.

Nos émotions s’expriment également dans notre corps, comme un dérangement interne, on les repère peu à peu, on apprend à les reconnaître, de mieux en mieux pour les identifier quand elles traversent notre corps, le chauffent ou le glacent, le font vibrer ou se figer.

Notre sentiment d’exister, notre sensibilité, éprouver de la joie, des sentiments, penser, prendre soin de soi, jouir, partager, tout ça serait impossible sans cette merveille de la nature qu’est notre corps.

La femme qui ne jouit pas peut choisir de faire semblant de jouir en faisant l’amour, comme elle a pu le voir dans des films, pour paraître compétente et éviter de décevoir son partenaire. Elle peut ensuite, avec beaucoup de culpabilité et de frustration, persuadée que son partenaire ne supporterait pas d’apprendre la vérité, se sentir obligée de continuer à simuler, à grand renfort de spasmes et de gémissements.

Il arrivera qu’elle parvienne à déclencher un orgasme, entrainée par son souffle et ses élans musculaires, tout étonnée d’avoir perdu le contrôle. Surprise !

Rien de « bestial » dans tout ça, mais plutôt toute la richesse et la puissance de la nature.

Une femme me racontait qu’elle n’avait jamais eu d’orgasme. Quand j’ai décrit les manifestations liées à l’orgasme, elle a fait le lien avec ce qui lui arrivait quand elle était très énervée : elle s’asseyait les jambes tendues devant elle, les pieds croisés, puis le buste en arrière elle serrait très fort ses cuisses l’une contre l’autre jusqu’à ce qu’une rafale de spasmes la traverse et la laisse, soulagée et détendue, reprendre, un peu étourdie quand-même, le cours de sa vie.

En fait, elle se déclenchait un orgasme qui la délivrait de toutes ses tensions, y compris sexuelles. Seulement elle n’avait pas fait le rapprochement, et n’avait pas identifié le caractère sexuel de l’événement : un équivalent masturbatoire sans les mains !

Elle quitta ce jour-là mon cabinet avec un large sourire, ravie de sa découverte.

L’excitation sexuelle est un état second de notre organisme tout entier, une réponse réflexe, automatique à des stimulations corporelles. Ceci explique que des enfants, même très jeunes puissent se voir imposer des orgasmes avec beaucoup d’angoisses lors des agressions sexuelles, ou qu’une femme réagisse par de l’excitation lors d’un viol, surtout si elle se débat, excitation qui n’a rien de plaisant ni de volontaire et qui a longtemps été interprétée malheureusement comme une adhésion de la victime !

Lâcher prise, c’est quoi ?

Lâcher prise, on pourrait dire que c’est « perdre la tête », «poser le cerveau », autant d’images pour dire arrêter de penser.

Vaste programme quand on sait que le mental ne s’arrête jamais !

C’est une femme, au milieu de la nuit, qui s’éveille à demi, envahie par une délicieuse vibration dans le bas ventre qui la tire des brumes d’un rêve érotique. Elle vient d’avoir un orgasme.

Que s’est-il passé ? Dans un état de vigilance amoindrie, quand le corps est libéré du mental, la tension sexuelle réflexe s’installe sans entrave et augmente doucement jusqu’à atteindre un niveau de débordement, produisant une « décharge », un orgasme. C’est un phénomène davantage repérable chez l’homme parce qu’il laisse des traces avec l’éjaculation, les « pollutions nocturnes ».

Heureusement, il est possible de rechercher l’excitation sexuelle en étant conscient et éveillé, à titre individuel au cours de la masturbation ou dans le partage.

Il s’agit d’écouter seulement sa sensualité, la laisser grandir, se laisser remplir de sensations, s’abandonner à la chaleur, à l’intensité musculaire qui envahit le corps, le tend, fait naitre des émotions de plus en plus fortes, respirer, expirer lentement, profondément, trouver le rythme du corps, accompagner l’énergie qui s’active en vagues successives dont la puissance entre en résonance et finalement va submerger les digues.

Puis ce sera le retour au calme, après avoir flotté, de nouveau s’apaiser lentement, et reposer, harmonisée et satisfaite.

La sensualité se développe au fil du temps, dynamisée par la rencontre, elle évolue pendant que la relation sexuelle se tisse, procurant détente et bien être, puis chaleur et émotions, une multitude de plaisirs auxquels s’abandonner pour atteindre ce fameux lâcher prise.

Les potentialités corporelles ne demandent qu’à s’exprimer.

Encore faut-il laisser le corps faire ce qu’il peut faire, ce qu’il sait faire !

On connaît la puissance érotique des fantasmes pour soutenir l’excitation. Une imagination qui s’accorde avec l’excitation qui envahit le corps favorise l’installation et le développement de cette excitation et le plaisir sexuel. Réciproquement, des pensées non érotiques ou des préoccupations déconnectent le mental du corps et induisent un état de contrôle qui contrarie toute possibilité d’excitation en brouillant, comme le passage dans un tunnel le fait pour le téléphone portable, la perception des sensations.

Eviter ou oublier de fantasmer peut cantonner le niveau d’excitation en dessous du seuil d’intensité nécessaire au déclenchement de l’orgasme. C’est ce que cherchent les hommes qui veulent retarder leur éjaculation en pensant à autre chose. C’est parfois tellement efficace que l’effet dépasse le but, et c’est la perte de l’érection.

Que dire de la possibilité d’avoir un orgasme pour cette femme qui, pendant qu’elle fait l’amour, se rend compte qu’elle a oublié de mettre en route le lave-vaisselle ? Et pour cette autre qui songe à la présence de son enfant dans la chambre voisine dont elle imagine, soudain horrifiée et couverte de honte, qu’il l’entend soupirer?

On comprend qu’une expérience passée douloureuse, mais aussi toute violence subie surtout dans l’enfance, sexuelle ou pas, dont le souvenir est resté enfoui dans le corps, puisse empêcher de se laisser aller dans la confiance et l’abandon.

Les sensations, surtout si elles sont proches de l’expérience initiale, peuvent alors déranger, elles peuvent devenir désagréables, voire douloureuse et même insupportables.

Il arrive que ces sensations ne soient même pas perçues, comme si le cerveau refusait de leur accorder une existence, comme s’il faisait son possible pour nous protéger de ce qui nous angoisse !

C’est dire la puissance du mental dont le contenu nous rend disponible ou pas à l’érotisme et donc aux plaisirs de la sexualité.

Si on pouvait seulement se dire « laissez-moi prendre plaisir comme je veux, comme je peux, et faire ce que j’aime ! » et se convaincre qu’il n’y a rien d’autre à faire !

Qu’est-ce qui m’arrive ?

Il suffit d’être fatiguée, d’avoir simplement besoin de dormir pour ne pas trouver de plaisir à la sexualité.

On dit que l’appétit vient en mangeant, et c’est souvent vrai mais quelques fois, si on n’a vraiment pas faim, c’est la nausée qui vient !

Si la priorité est ailleurs pour le moment, mieux vaut respecter son besoin, dormir, et accepter de faire l’amour plus tard.

En général, ce type de difficulté n’inquiète pas vraiment la femme qui se respecte et a appris à négocier avec son partenaire.

Dans le cas contraire, elle s’impose une sexualité de service qui l’expose au dégoût d’elle-même et à l’hostilité envers son partenaire, pourtant bien intentionné, qui le plus souvent ne se doute de rien. Un cercle vicieux peut s’installer si la femme ne parvient pas ouvrir le dialogue et à affirmer ses vrais besoins.

Il est souvent possible d’établir un lien entre l’altération du plaisir sexuel et d’autres changements survenus dans la même période, créant un contexte nouveau particulier, un événement de vie, un bouleversement des habitudes retentissant logiquement sur l’ensemble de l’existence, et en particulier sur la santé sexuelle.

Ce peut être un déménagement, une difficulté professionnelle, un deuil, une séparation ou une nouvelle rencontre. Même des changements positifs peuvent être très angoissants quand ils sont accueillis dans la culpabilité et avec le sentiment qu’ils ne sont pas réellement mérités, si on ne se sent pas à la hauteur.

Dans certains cas, ce sont des problèmes de santé qui peuvent entrainer une baisse ou une perte du plaisir sexuel, par exemple un épisode infectieux, un trouble hormonal, une maladie générale surtout si elle touche à la sphère génitale ou les seins, une intervention chirurgicale, ou encore l’instauration d’un traitement médicamenteux, ou sa modification, une contraception ou sa suppression.

Tout ce qui touche à la maternité est évidemment susceptible d’avoir un impact sur la sexualité des femmes : désir d’enfant, grossesse, naissance, perte d’un enfant, fausse couche, avortement, infertilité…

Ces évènements riches de sens touchent la femme dans toutes les dimensions de son être, corps et âme.

D’autres difficultés peuvent s’associer au trouble du plaisir, comme la baisse ou l’absence de désir sexuel, des douleurs lors des rapports sexuels, un vaginisme, des difficultés personnelles (perte d’estime de soi, dévalorisation, repli sur soi, dépression...), ou encore des difficultés relationnelles, des problèmes de couple, etc.

Causes ou conséquences, ces difficultés associées peuvent contribuer à perturber la disponibilité sexuelle mais elles peuvent tout aussi bien être la conséquence de l’insatisfaction et de la frustration occasionnées par le trouble du plaisir s’il dure ou s’installe.

Que faire ?

On comprend l’intérêt de faire la part des choses dans cet ensemble de difficultés très différentes les unes des autres.

Quelle qu’en soit la cause, le trouble est source de souffrance. L’entrave à l’épanouissement sexuel limite la qualité de vie personnelle et relationnelle.

La femme qui se plaint de trouble du plaisir sexuel est souvent dévalorisée, elle se sent anormale. Elle ne se sent pas femme.

Frustrée, doutant de sa féminité, la femme peut perdre confiance en elle et s’isoler, remettre en cause son partenaire et sa relation.

Il y a beaucoup de souffrance psychique liée au sentiment de ne pas être à la hauteur, pas comme les autres, pas normale.

Si on ne retrouve pas d’évènement déclencheur identifiable, rien n’empêche de s’occuper du problème et de rechercher des solutions. Le pourquoi pourra se révéler dans un deuxième temps.

La femme ne doit pas se résigner. Elle doit consulter, rechercher l’aide de son médecin ou son gynécologue, qui éventuellement l’orientera vers un sexologue qui pourra l’accompagner, soulager sa souffrance et viser un meilleur épanouissement personnel et relationnel.

Attention, les hommes aussi sont sensibles, ne l’oublions pas !

Il pourra être intéressant voire important que la femme consulte avec son conjoint.

La sexualité des femmes réserve encore bien des mystères et n’en finit pas de surprendre par ses ressources et sa plasticité.

La sexualité est vivante. Elle peut se dégrader mais aussi se réparer.

La santé sexuelle contribue à notre équilibre.

La frigidité en quelques questions

La frigidité, c’est quoi ?

Les premières expériences, découvertes, apprentissages. Un cas particulier.

Quand l’orgasme reste hors de portée.

D’où vient l’excitation sexuelle ?

Lâcher prise, c’est quoi ?

Qu’est-ce qui m’arrive ?

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