Santé Sexuelle au Masculin

L’andropause : mythe ou réalité ?

Le suffixe « pause » signifie « arrêt », la ménopause étant l’arrêt des fonctions ovariennes aboutissant à une stérilité et à l’absence d’hormones féminines. On ne peut pas parler vraiment de « pause » chez l’homme puisqu’il n’y a pas d’arrêt de la sécrétion de testostérone et qui peut par ailleurs, avoir des enfants, quel que soit son âge. Mais le vieillissement testiculaire entraîne une baisse progressive de la sécrétion de testostérone et lorsque la testostérone est trop basse cela se traduit sur le plan clinique par une symptomatologie évocatrice. On parle alors de déficit en testostérone ou de déficit androgénique lié à l’âge. Cela concerne, selon les études et les critères diagnostiques biologiques, de 20% de la population masculine à 60 ans, jusqu’à 50% à 80 ans, bien plus en cas de pathologies chroniques comme le diabète ou le syndrome métabolique.

Les signes sont peu spécifiques, ils représentent une nette baisse de la qualité de vie :

  • Sur le plan sexuel : une baisse de la libido, des troubles de l’érection, parfois moins de sensations ou de plaisir, voire un orgasme retardé, la disparition des érections spontanées nocturnes et, pour les patients prenant des comprimés d’aide à l’érection, une moindre efficacité du traitement.
  • Sur le plan psychique : une baisse de la motivation en général, un manque d’entrain, une humeur dépressive, de l’irritabilité, des troubles du sommeil, des difficultés à se concentrer ...
  • Sur le plan général : une baisse des performances physiques, de la fatigue, une prise de poids (périmètre abdominal)
  • Sur le plan osseux : de l’ostéoporose, à long terme.

Sur le plan biologique, la baisse de la testostérone (T) n’est pas toujours facile à mettre en évidence et il n’y a pas encore de réel consensus quant à une valeur seuil à considérer, les laboratoires établissant les valeurs de référence sans tenir compte d’éventuels symptômes en relation avec le déficit hormonal. On retient le diagnostic pour des valeurs basses de testostérone en dessous des seuils ou un peu au-dessus, associées aux signes cliniques précités, bien entendu en ayant écarté une autre cause de baisse de testostérone.

Le traitement améliore rapidement la symptomatologie. Il fait appel à la T en intra musculaire ou par voie per cutanée.

Les contre-indications absolues sont le cancer de la prostate et le cancer du sein.

La surveillance implique un dosage de testostérone et de PSA à 3 mois puis tous les 6 mois ainsi qu’un hémogramme une fois par an.

Le principal effet secondaire de la T est l’augmentation possible de l’hématocrite, cela concerne un petit nombre de patients.

Les études ne montrent pas d’augmentation du risque de développer un cancer de la prostate chez les patients traités, mais la surveillance de la prostate doit être rigoureuse, car, en cas de cancer, le traitement doit être arrêté rapidement. Plusieurs études sont en cours visant même à suppléer certains patients après traitement d’un cancer de la prostate. Elles ne montrent pas de sur risque de récidive ou d’augmentation de la mortalité.

Sur le plan cardiovasculaire, la T a des effets bénéfiques en améliorant le syndrome métabolique.

Au total : On ne parle plus d’andropause chez l’homme, mais plutôt de déficit hormonal. Les troubles hormonaux de l’homme sont fréquents. Ils sont responsables d’une altération de la qualité de vie. Le diagnostic de déficit hormonal repose sur l‘association de signes cliniques et de critères biologiques. Le traitement hormonal a peu de contre-indications, mais il nécessite une surveillance régulière. Il permet une rapide amélioration sur le plan physique, psychique et sexuel.

 

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